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Gerardmer 2009, suite et fin

15 février 2009

Un de mes nombreux clash mémoriel m’ayant fait oublier une partie du festival de Gérardmer, je me fend donc d’une deuxième partie a fin de parachever mon compte rendu du festival…

johnlandis

Un des évènement du festival fut la présence du toujours sympathique John Landis, en tant qu’invité d’honneur, venu recevoir un vulgaire vase en cristal des mains même – l’heureux homme –  du toujours modeste Lionel Chouchan. Suprême récompense (?) qui mettait en valeur au terme d’un hommage bien trop court une carrière consacré au fantastique (enfin presque) et qui fut accompagné d’une rétro appropriée, même s’il faut bien regretter l’absence de l’über culte Schlock. De tout les films projetés ce sont les deux films a sketch qui ont attirés notre attention (surtout que ce sont les deux seuls que nous ayons eu le temps de voir).

hfslqd

Co-réalisé avec les Z.A.Z. Hamburger Film Sandwich reste le gros délire pilonnant sans pitié la télé US de l’époque dans une série de scènes d’une durée très variable et pourvu d’une VF d’anthologie. S’il est atteint d’une inégalité flagrante de rythme entre les différents sketchs – chose somme toute commune a ce genre de production – HFS reste très souvent hilarant et mérite vraiment l’appellation de culte par son empilement de sketchs a l’humour aussi corrosif et gras que potache: l’oxyde de zinc, Romflex, le dernier sketch, le Touchorama, la leçon de sexe, la Willer ou les prods Samuel L. Bronkovitch dont j’ai retenu Lycéennes catholiques en chaleur, Pour une poignée de Yen (malgré son gros ventre mou) ou Cléopatra Schwartz sont autant de perles dont on ne put hélas pleinement profiter tellement la copie était endommagé. Puis vint le moment d’évaluer, ou de réévaluer, La Quatrième Dimension. Voulut comme l’hommage de toute une génération de Fan boys a la série culte de Rod Serling, La Quatrième Dimension fut pour Landis une vraie catastrophe puisque c’est pendant le tournage de son sketch que l’acteur Vic Morrow, ainsi que deux enfants embauchés illégalement, trouvèrent la mort suite a une série de décisions hasardeuses. Reste une œuvre voulu comme prestigieuse que le temps a, il faut bien le dire, assassiné. Si l’intro est une sympathique mise en bouche, le premier segment est un échec – principalement dut a la grande platitude de la mise en scène – qui ne doit au final d’être regardable que grâce a la prestation de Morrow en gros raciste poursuivit par des nazi dans la France de Vichy puis par des membres du KKK ou des GI’s qui voient en lui un juif, un noir et un vietnamien. On passe ensuite a ce qui est encore aujourd’hui LA catastrophe artistique du métrage, le deuxième segment réalisé par Spielberg. Le sujet – les pensionnaires d’une maison de retraite vont recouvrer la jeunesse – semblait taillé sur mesure et Spielberg s’adonne ici a ce que son cinéma avait (a toujours ?) de pire, une vision schématique du troisième age ou de l’enfance dégoulinante de bon sentiment et réellement écœurante dans sa volonté de créer de façon grossière une atmosphère de magie, en surlignant chaque sourires avec moult gros plan et mouvement d’appareils pendant que Jerry Goldsmith se transforme en sous John Williams tartinant d’insipides mélodies. C’est vraiment pathétique tellement le tout sonne faux et creux et on passe sans regret au segment de Joe Dante qui se présente comme l’antithèse absolue de son prédécesseur. Si l’histoire de cette femme confronté a un sale môme capricieux doué de pouvoir quasi-divin n’est pas aussi aboutit qu’on pourrait l’espérer, ça n’empêche pas d’apprécier a sa juste valeur ce segment qui porte pleinement, tout comme celui de Spielberg, la marque de son réalisateur, que ce soit dans son casting – ou l’on retrouve ces vieilles trognes de Kevin McCarthy ou Dick Miller – ou dans les maquillages exécutés par ce cinglé de Rob Bottin qui nous gratifie ici de créatures totalement fucked up. Pourtant la sauce ne prend jamais vraiment dans cet hommage a l’humour carnassier a Chuck Jones et Tex Avery, malgré une esthétique radical et un propos finalement assez pertinent sur l’enfance – particulièrement l’enfant roi – qui font que ce segment reste un essaie intéressant mais inabouti. Reste le dernier sketch, celui de Georges Miller, dans lequel le passager d’un avion de ligne souffrant de phobie voit une créature s’attaquer a l’un des réacteurs de l’appareil. On peut être un peu déçu par ce segment, en regard de ce que Miller est capable de faire, mais il n’en demeure pas moins que ça reste de loin le plus réussi du lot. Partant d’un postulat ultra simple, Miller bâtit une tension rapidement palpable grâce au jeu complètement allumé de John Lightgown, a un savant découpage spatial (une gagneur vu l’étroitesse du décors) et une ambiance qui navigue entre phobie cauchemardesque et humour très noir. Si ce dernier segment, et a une moindre mesure celui de Joe Dante, remonte un peu la moyenne, on pouvait tout de même s’attendre a autre chose qu’un canard aussi boiteux vu l’invraisemblable rassemblement de talent que fut La quatrième dimension.

panorama

On passe a la section vidéo avec The Strangers et Timecrimes (aka Los Cronocrimenes) qui ont tout deux en commun d’être les premiers longs métrages de leurs scénariste/réalisateur respectifs, Bryan Bertino et Nacho Vigalongo. The Strangers prend pour postulat l’attaque d’une bande de tueur traquant un jeune couple dans une maison et le réalisateur, apparemment pas trop sur de lui, croit bon de nous spécifier en introduction que « ce film est tiré d’évènement réels qui n’ont jamais étés résolus ». En clair le gars a l’intelligence de griller sa fin dès les premières minutes du film et ce ne sont pas les quelques scènes de suspense qui vont aider a l’immersion, The Strangers étant balisé du début a la fin. Ce qui est sûr c’est que le film de Bertino devra plus sa publicité pour la présence de Liv Tyler parce qu’il faut avouer que l’on se fait bien chier devant cette péloche qui utilise les mêmes effets qu’un nombres incalculable de prods a l’esthétique similaire et qui passe son temps a oublier toutes notions de rythme pour se finir par un twist aujourd’hui éculé. On passe a Timecrimes qui, malgré quelques longueurs, montre une fois de plus la vivacité du ciné espagnol. Un pauvre bougre, attiré par la présence d’une jeune femme nu dans un sous bois bordant sa maison, est prit dans une anomalie spatio-temporel dont il va devoir se sortir tout en empêchant la mort de sa femme. Prenant pour base le thème finalement pas très fréquents des voyages temporels, Timecrimes a pour lui un scénario d’une redoutable précision qui ne se perd pas dans ces propres circonvolutions et profite de l’excellente manufacture dont sont généralement gratifiés les prods espagnole, a savoir une photo plutôt classe, de très bons acteurs et un score vraiment sympa. Si Timecrimes est malheureusement handicapé par de conséquentes lourdeur de rythme, le film de Vigalongo se suit vraiment bien grâce a la perf de l’acteur principal Karra Elejalde et a la tonalité du film qui navigue entre l’humour noir, drame pour se finir sur une note inquiétante qui tenterais de démontrer que n’importe qui, confronté a des évènements extraordinaires, peut devenir un tueur.

Et pour finir, parce qu’il le vaut vraiment…

Erratum: Suite a de nombreux problèmes techniques (mef’ a ce que tu seras tenter écrire ODB🙂 ) je n’ai pu vous proposer ces différents liens qui vous mènerons vers les comptes rendus d’Adinaieros. Un complet et l’autre en attente de finalisation ! Enjoy !

4 commentaires leave one →
  1. ODB permalink
    15 février 2009 19:45

    Putain l’affiche de The Strangers qui spoil à peine. Remarque ca évite de se tapper l’heure et demie de film qui précède cette scène donc c’est tant mieux.
    Et si je peux me permettre t’as oublié un lettre dans le titre de ton article (mais je te dis pas laquelle héhé).

  2. ygrael permalink
    15 février 2009 20:18

    Merci pour le rectificatif🙂

    (Saloperie de dyslexie ! quelle loose tout de même, ça fait deux rectifs en deux articles :()

    Pour l’affiche de The Stangers il faut croire que les gens chargés du marketing ont considérés qu’ils n’avait pas grand chose d’autre a se mettre sous la dents pour illustrer l’accroche, et puis le réal se charge lui même de spoiler dès le début donc…

    Edit: bienvenu chez moi !😉

  3. 19 février 2009 23:14

    Oh merci pour les liens, c’est gentil🙂

    Très bonne image pour HFS🙂

    Et sinon quasi finis le résumé Version Longue pffffiou !

  4. ygrael permalink
    20 février 2009 22:16

    Mais de rien, tes résumés sont excellents ! c’est vrai que c’est un sacré taf mais tu ne dois pas oublier de la maintenir inflexible et tout en raideur (la volonté) !

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