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La Ruée des Vikings

29 mars 2008

Gli Invasori de Mario Bava. Italie/1961.

La ruée des vikings

Après Hercule contre les vampires la Galatea confie a Bava la direction de La ruée des vikings film d’aventure lorgnant fortement sur le succès du classique de Richard Fleischer réalisé trois ans auparavant. Souvent défini comme un plagia, La ruée ne garde finalement pas grand-chose de la trame scénaristique de l’original. La rivalité de deux frères qui s’ignorent, Cameron Mitchell et Giorgio Ardisson en lieu et place de Kirk Douglas et Tony Curtis, l’un chef d’une tribu nordique et l’autre fils adoptif de la reine d’Angleterre reste évidemment l’ossature de l’histoire mais leurs rivalité amoureuse n’est pas abordé puisqu’ils sont amoureux de sœurs jumelles, ce qui est quand même bien pratique. Le père des jumeaux, un viking hirsute sosie de Borgnine, meurt dans la violente scène d’ouverture qui montre l’extermination d’un village de nordique lors d’un raide brutal des anglais, scène assez célèbre contenant le plan d’une femme et son enfant transpercé par une lance anglaise.

Cette scène d’introduction tout en cruauté donne le ton d’un film nettement plus démonstratif dans la violence que ne l’était le film de Fleisher, ce dernier utilisait plutôt le hors champs et de toute façon bénéficiait d’un confortable budget hors de porté du réalisateur italien une nouvelle fois obligé d’improviser en réutilisant une partie des décors d’Hercule contre les Vampires et de tourner son film principalement en studio alors que l’original se permettait de nombreuses scènes en décors naturel. Bava récupère également une partie du casting d’Hercule avec Giorgio Ardisson donc mais aussi Franco Giacobini, la grosse tête a claques du film précité qui est ici, et pour le bonheur de tous, très en retrait. C’est également la première collaboration officielle (1) de Bava avec Cameron Mitchell, acteur charismatique aujourd’hui oublié, qui auront l’occasion de se retrouver plus tard avec Duel au couteau, autre film de vikings qu’il est bien et puis surtout avec le mythique 6 femmes pour l’assassin. Mitchell joue le rôle d’Eron, un chef viking mélancolique très éloigné de la violence machiste de Kirk Douglas, plus proche de la sensibilité de Bava qui d’ailleurs lui offrira quelques uns des plus beau plans du film. Une fois de plus Bava déchire tout et transforme ce qui n’aurait du être qu’un pur produit d’exploitation en spectacle ou s’entrechoque de flamboyants tableaux baroques d’une grande richesse pictural (qui magnifie non seulement les décors mais également la beauté des actrices) parfois kitch mais toujours magnifiques, totalement opposé a l’esthétique réaliste de la photo de Jack Cardif sur Les vikings, et fais une nouvelle fois des miracles avec pas grand-chose même si cette fois le génie ne permet pas toujours de masquer le manque de budget, comme la scène d’abordage tourné sans navire mais sur deux plates formes noyées dans une brume artificiel. On peut éventuellement tiquer sur la représentation du monde des vikings qui semblent uniquement habiter dans l’immense caverne qui servit, entre autres, de repère a Christopher Lee dans le film précédent de Bava.

Mais mise a part ces quelques petites réserves, qui ne sont le résultat que d’une logistique insuffisante, le troisième film de Bava est un bonheur de film d’aventure. Très énergique La ruée des vikings a pour lui un récit nettement plus compact que le Fleisher et recèle de nombreuses pépites pour les mirettes réceptives aux charmes du ciné-bis italien des 60’s et, pour notre bonheur a tous, très éloigné de toutes réalités historique comme ce numéro de danse tout droit sorti d’un péplum et censé ouvrir une cérémonie de sacrifice, une façon d’utiliser les frangines Kessler alors stars de music-hall censés interpréter des prêtresses du culte d’Odin. Ou bien encore cette scène purement latine ou l’une des frangines est soumise par le visqueux de service a une savante torture qui au final est censé libérer sur la charmante demoiselle une bonne grosse mygale qui s’est sans doute perdu en ces froides latitudes, le combat entre deux type obligé de forger leurs armes avant de combattre au milieux d’un cercle formé par des vikings situé dans la caverne. Le film se fini a l’identique de celui de Fleisher, par une belle scène d’assaut d’une forteresse attaqué par les hordes vikings et la cavalerie anglaise, Bava va jusqu’à reprendre la célèbre scène de l’ascension mais en remplaçant les haches par des flèches. La ruée des vikings n’est pas un chef d’œuvre et ne fait sans doute pas partie des grands films du maitre italien mais ça reste une petite merveille de film d’aventure qui arrive quasiment a faire oublier son illustre model.

* En fait Bava et Mitchell se sont déjà rencontré sur le tournage de The Last of the Vikings réalisé peu avant par Giacomo Gentilomo et dit on fortement épaulé par Mario Bava.

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