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The Street with no Name

5 mars 2008

de William Keighley. 1948.

La première scène nous le dit l’heure est grave. Les USA vont mal, gangrenés par le virus du gangstérisme. Mais dans les ténèbres visqueuses d’une criminalité galopante de mieux en mieux organisé et rongeant ce grand pays dans un cancer de violence, une organisation veille au bon respect des lois et de l’ordre publique. Cette lueur dans l’obscurité, cette ultime barrière qui repousse sans cesse les assauts des sinistres forces du mal avec courage, dévouement et abnégation c’est bien sur le FBI.

Cette petite introduction résume modestement l’esprit de The Street with no Nale, pur film de propagande a la gloire de l’agence d’Edgar G. Hoover et réalisé après le succès du très brutal T-Men d’Anthony Mann. Tout comme ce dernier, il s’agit de suivre l’infiltration d’un gang dirigé par le méthodique et violent Alec Stiles (Richard Widmark) par un agent (Mark Stevens). Mise a part une vision « viral » de la criminalité, cette trame est le seul point commun entre les deux productions. Contrairement au film de Mann, The Street ne réussi jamais a se séparer de son étiquette de film propagandiste. La première partie du film, donc la sélection de l’agent et son infiltration dans le gang, est truffé de scènes de descriptions des méthodes des hommes du FBI accompagné d’une musique pompeuse soulignant lourdement l’inexorable avancé des forces du bien dans leur glorieuse entreprise de destruction des organisations criminelles.

Passé ce cap un poil relou on passe enfin au pur film de genre et il faut bien dire que The Street s’en tire avec les honneurs grâce a une réal solidement charpenté rythmé par un montage nerveux, une belle photo très stylisé et un Widmark comme d’habitude excellent. Contrairement a ce que laissé augurer un début légèrement antipathique, The Street se révèle être un film immersif, pourvu de quelques très belles scènes et d’une bonne description du stress et de la paranoïa qu’un homme peut éprouvé dans une pareil situation. La fin vient cependant nous rappeler le but premier du film et j’ai vraiment regretter que Keighley n’ai pas réussi, a l’instar de Mann avec T-Men, a transcender son film car en l’etat The Street with no Name reste, malgré les réserves émises un peu plus haut, un excellent film noir.

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