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The Mist

5 mars 2008

de Frank Darabont. USA/2007.

The Mist marque pour Frank Darabont une troisième incursion dans l’univers macabre de Stephen King, il est donc inutile de s’attarder sur l’amitié qui lie les deux hommes, sur l’admiration que voue Darabont au écrits du génial binoclard du Maine ni même de revenir sur sa passion au genre fantastique, son curriculum vitae de scénariste parlant pour lui (Freddy 3, Le Blob, La Mouche 2, Tales from the Crypt, …). Pourtant les deux premières rencontres cinématographique entres les deux hommes furent très éloigné des sphères du fantastique horrifique. Les évadés était une poignante histoire d’amitié sur fond d’univers carcéral dont l’humanité était au moins égal a la noirceur du sujet, humanité et sobriété qui furent malheureusement sacrifié contre de généreuses tartines de pathos dans le décevant et molasson La ligne verte.

Seulement voila, The Mist n’a rien a voir avec ces deux films. De prime abord il était permit de douter de la viabilité artistique du projet, Darabont n’ayant pas réussi a retrouver l’état de grâce de Les évadés, les adaptations du King étant depuis longtemps synonyme de téléfilms fauchés inutilement long, de films complément foirés. La petite cerise sur le gâteau d’un projet déjà pas très enthousiasment c’était que la production de la chose s’effectuait sous la férule des redoutables frères Weinstein, pas spécialement reconnu pour le respect des œuvresoeuvres et des artistes qui les ont crées. Pourtant The Mist est une putain de réussite qui balaie d’un revers de la main les récentes sortie US du genre comme 30 jours de Nuits et Cloverfield et se place d’entrée comme la meilleurs adaptation du King depuis au moins Les évadés, voir Simetiere dans un registre plus proche, et certainement un des meilleurs films d’horreur de ces 20/30 dernières années.

Les habitants d’une petite ville assiste a l’apparition d’une brume qui ensevelit la région avec une inquiétante rapidité. Coincé dans un supermarché et d’abord incrédule, ils se rendent compte rapidement de l’évidence. La brume contient de monstrueuses entités qui non seulement se servent des humains comme apéritifs mais également comme de couveuses pour leurs progénitures. A l’intérieur du supermarché la tension monte d’un cran, non seulement devant l’évidence de la fragilité de leurs abri mais également sous l’impulsion de Mrs. Carmody, une vieille bigote dont les prêches apocalyptiques trouvent échos dans l’esprit de gens paralysés par la peur. Sur une intrigue simple basé sur le thème de l’état de siège, Darabont livre un pur film d’horreur old school. Bâtit sur un scénario irréprochable qui décrit la déliquescence progressive d’un petit groupe de survivants noyauté par la trouille, l’instinct de survie ou l’intégrisme religieux, The Mist peut également être vu comme un regard sur la paranoïa actuel qui semble se propager aux USA et qui marque le grand retour des puritains, surtout des plus révisionnistes. Si de prime abord on pense à Fog de Carpenter ou plus lointainement a Les Oiseaux, The Mist se rapproche davantage des grands films d’horreur sociaux des 60’s/70’s comme Massacre a la Tronçonneuse et surtout La Nuit des morts-vivants avec lequel il partage d’évident points communs (état de siège d’un groupe par une menace inexplicable et destruction du groupe causé par l’impossibilité de faire abstraction de ces antagonismes) et qui se positionnaient autant comme films de genre que comme le reflet des époques qui les ont vu naître.
Mais cette dimension social bien présente n’alourdit heureusement jamais le propos de ce qui est sans aucun doute un des plus énormes films de trouilles qu’on est vu depuis longtemps. Sans esbroufe, Darabont filme avec efficacité et parfois élégance cette indicible odyssée qui va plonger dans l’effroi le plus total les anonymes si chères a Stephen King, ici incarné par un casting absolument impeccable (Darabont est également un excellent directeur d’acteur) dans lequel se distingue tout de même Marcia Gay Harden en bigote fanatique adepte du sacrifice humain (vous allez la détester), Laurie Holden, Thomas Jane et cette bonne vieille trogne de William Sadler. Des personnages attachants, ou effrayants qui devront affronter d’ignobles créatures tout droit sorti d’un cauchemar d’H.P. Lovecraft ou William Hope Hodgson. Gérant sa multitude de personnages avec efficacité, Darabont mène son métrage de l’angoisse à la terreur pure pour se finir sur un climax a proprement parler ahurissant dans la profondeur du désespoir qu’il distille. Vraiment je pense que The Mist est sans doute un des rare films fantastique actuel a avoir l’étoffe dont sont fait les grand classiques de demain.

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