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Deauville Asia 2011

27 mars 2011

Hors donc cette année, point de pistes enneigés, d’attentes interminables pour un film que l’on est même pas sûr de voir, de chalet brico-lego, de temps de chiotte, de sélection de merde, d’organisation en rodage perpétuel et tout un tas d’autres trucs qui font le charme douteux du "festival" de Gerardmer.  Pour changer un peu d’air et d’altitude, nous sommes allés faire un tour au festival asiatique de Deauville, qui s’est tenu du 9 au 13 Mars.

Heureusement, le film d’ouverture ne donnât pas cette année le ton du festival, donc vous ne m’en voudrez pas si je ne m’y attarde pas trop. La Ballade de l’impossible de Tran Anh Hung fut une punition de près de 2h15, racontant les tergiversations amoureuses d’un jeune homme partagé par son attirance entre deux jeunes femmes, l’une complètement cinglé et l’autre normalement possessive. Mis à part une facture visuelle parfois très réussi, qui aide beaucoup a en supporter le visionnage, La Ballade de l’impossible fut et reste un mystère quand aux intentions de son auteur, hormis celle de brasser du vent et d’étirer le vide de substance de son récit plus que de raison afin de tester la résistance de son publique. A réserver aux plus exigeants d’entre vous (les aérophiles donc).

On enchaine avec deux des films de la rétro Hong Sangsoo; la Femme est l’avenir de l’homme et HAHAHA. Bâti sur le socle de thèmes communs (les relations conflictuelles hommes/femmes, le portrait assez peu flatteur qui est fait de la gente masculine), les deux œuvres sont des tranches de vies aigres-douces construites comme autant de tableaux mettant leurs protagonistes dans l’engrenage de situations quotidiennes. Pas vraiment friand de ce type d’œuvres, ma foi très auteurisantes, je ne pourrais néanmoins que les conseiller au amateurs. La narration y est fluide, la tonalité générale tend a une certaines légèreté, le propos est convenu mais on n’est jamais en face d’œuvres lourdingues martelant ad nauseam que "la vie c’est pô beau" (spéciale quacdédi aux très nombreux boulets de notre belle contrée officiant dans le même registre). Rien de fondamentalement essentiel mais assez sympa et rarement chiant malgré le manque flagrant d’explosions, de samouraïs extra-terrestres ou de monstre atomiques.

En vue de préparer la projection de J’ai rencontré le Diable, l’organisation eu la judicieuse idée de programmer une rétro naturellement consacrée a son réalisateur, Kim Jeewoon. C’était donc avec un certain plaisir que l’on a eu l’occasion de mater sur grand écran ces deux premières œuvres, A Quiet Family et The Foul King. Bien qu’handicapés par un manque certain de rythme, corollaire obligatoire de presque toute première œuvre qui se respecte, les deux films se présentent comme des comédies noires a l’humour féroce, mettant en avant  des freaks fuyant, chacun a leurs manières, le tourbillon de banalité de l’existence. Une famille, sous l’impulsion de son chef, se retire dans un trou pour y mener l’activité d’hôtelier et devra faire face a une vague de cadavre (A Quiet Family) ou un employé de bureau embrasse la carrière de catcheur afin d’échapper a la médiocrité de son quotidien (The Foul King). Souvent drôles, ces deux films a très petit budget ont en commun une peinture amusé et tendre de leurs protagonistes tout en faisant preuve d’une foncière méchanceté a leurs égards (en gros ils s’en prennent vraiment plein la gueule). Vu la qualité de ces modestes œuvres, on est en droit de regretter  qu’entre temps Kim Jeewoon est changé son fusil d’épaule. Car mis à part l’excellent A Bittersweet Life, sa reconversion dans la grosse prod ne s’est largement pas transformé en réussite artistique, J’ai rencontré le Diable vient confirmer la déception envers un réalisateur trop vite élevé en indispensable  de la cinématographie sud coréenne. Si le premier meurtre réussit a installer une ambiance poisseuse et oppressante, le reste n’est qu’une grosse baudruche médiocre et pathétique qui tente de nous faire passer ce qui n’est rien d’autre qu’un torture porn pour une œuvre dure et sérieuse sur la contamination d’un homme par la violence. C’est d’abord amusant, puis ridicule pour devenir authentiquement consternant vers la fin. Les influences italiennes apparemment revendiqués par Jeewon se résument au pire de la carrière d’Argento; le scénario est ubuesque (attendez de voir le pote cannibale du tueur) mais ce qui fait vraiment pitié, c’est Choi Minsik. Bouffi, jouant comme un pied et mûr pour un remake d’Ebola Syndrome (sérieux a la fin la ressemblance avec Anthony Wong est carrément frappante), ça fait tout de même mal de voir un aussi grand acteur se vautrer a ce point dans ce qui n’est rien d’autre qu’un gros Bis se la racontant du haut de ces prétentions de petit péteux et de son esthétisme classieuse.

Dans un registre plus sérieux Birth Right et Cold Fish se sont montrés plus convaincants. Premier film de Naoki Hashimoto, Birth Right raconte l’enlèvement puis la séquestration d’une jeune fille par une autre, dans un lieu indéfini. La kidnappeuse dévoilant in fine le motif de ce qui se révèle être une vengeance a l’encontre de la mère de sa victime. Sur un ton qui n’est pas sans rappeler les premières œuvres de Kyoshi Kurosawa, Birth Right est un film a huit clos a l’ambiance étouffante jouant sur l’immobilité de sa caméra et de sa bad girl, prostrée, dans l’attente de la réalisation de sa vengeance, dont les motifs nous serons révélés dans un flashback a la sémantique dévastatrice.Vraiment dommage que la première moitié du métrage, difficilement supportable, ne se résume qu’a quelques plans fixes dont la durée a été rallongé plus que de mesure et que le propos, qui aurait dû être celui d’un moyen métrage, se retrouve diluée sur plus d’1h40. D’autant plus dommage que la deuxième partie, situé après le flashback, est vraiment intéressante tant elle se révèle cruelle, amère et pathétique. N’empêche que Birth Right est un film de vengeance intriguant malgré, ou a cause, de son rythme languissant et que Naoki Hashimoto se révèle être un réalisateur a suivre. Adaptation d’un fait divers extrêmement sordide, quasiment tabou au Japon et nouveau film de Sion Sono (Suicide Club, Love Exposure, Hair Extention), Cold Fish commence comme une petite comédie de mœurs pour finir dans l’horreur la plus absolue. Parcourt d’un homme effacé, marié a une femme qui n’a qu’indifférence a son égare et père d’une fille qui le déteste, Shamoto, tenancier d’une boutique de poisson tropicaux, voit sa vie basculer par l’apparition de Murata, lui même patron d’un magasin similaire, qui va se révéler être un monstrueux tueur en série, arnaquant ces victimes avant de les tuer et, avec l’aide de sa troublante compagne, de les découper en morceaux. Shamoto, totalement sous l’emprise de Murata, qui le prend comme "assistant", va peu a peu sombrer, victime de sa couardise et contaminé par la folie de Murata. Authentique Néo Noir dans bien des stéréotypes qu’il emploie, Cold Fish se distingue par une narration exemplaire et sobre, amenant graduellement les éléments narratifs qui vont entrainer Shamoto dans un processus de déshumanisation. La grande force de film de Sono est d’avoir cloisonné son récit à la seule personne de son anti-héros, excluant d’emblée presque toute présence policière, ou plus généralement extérieur, tout en diversifiant les différents points de vue interne au monde corrompu de Murata, mettant a jour ces complicités et le fonctionnement de sa "prospère activité", une révélation qui va gangréner l’esprit fragile de Shamoto jusqu’à le faire basculer dans un état proche de la folie. Le résultat, glaçant, passionne autant qu’il effraie et envoie en orbite le dernier Kim Jeewon qui, sur une thématique voisine (la contamination de l’âme par la violence et la corruption), n’arrive pas a la hauteur d’un bout d’ongle de Cold Fish. Pour les nombreux érotomanes qui liraient ces lignes, il est a noter que le casting féminin ne fait pas semblant de pigeonner puisque l’on y trouve la très hautement bandulatoire Megumi Kagurazaka (l’épouse esseulé pas insensible a la brutalité de Murata) et la très troublante Asuka Kurosawa (l’épouse nymphomane et totalement cinglée de Murata). Et pour une fois, la critique ne s’y est pas trompé en lui accordant son prix. Un des meilleurs films du festival !

Au niveau de la sélection action le bilan fut assez mitigé, le meilleur y côtoyant le pire. Au sujet du pire, Ong Bak 3 fut un vrai supplice. Au lieu de combler les attentes d’un publique venu simplement chercher de bonnes grosses scènes de tape bien violentes, le nouveau film de Tony Jaa se révéla être un gros pensum d’une affligeante niaiserie (c’est a dire même pas drôle) nous contant avec moult détails le parcourt initiatique et spirituel de Tony Jaa (ou de son personnage on ne sait plus) se résumant souvent à de mauvais numéros de danses traditionnelles ou de plans fixes de Jaa en train de communier avec la nature… Et ça dure des plombes ! C’est mal foutu, le casting est globalement a chier et même les quelques scènes de stomb présentes ici ou là font un peu pitié. Je n’ai pas vu le 2, mais par comparaison le 3 fait passer Ong Bak premier du nom pour un pur chef d’œuvre du film martial. A éviter !!! Encore plus véreux fût Mr & Ms Incredible qui, malgré un pitch prometteur, se révéla être un film de "super héros" d’un ennui mortel, doublé d’une comédie insipide ou pas même un instant votre humble serviteur esquissa l’ombre d’un sourire. Tout aussi oubliable Wind Blast, malgré une bonne facture technique, s’est révélé soporifique par le trop plein de personnages, le brassage mal digéré de genres – on passe du western au film d’action en passant par le film d’aventure – et une narration ultra bordélique qui n’arrive jamais a raconter quoi que ce soit, ni a justifier aucun de ces choix narratifs… Et ça dure 2 putain de bites a culs d’heures !!!

Assez attendu (surtout par moi) True Legend annonçait le grand retour de Yuen Woo Ping dans dans le giron du film martial, après près de 13 ans d’absence, dans une superproduction pété de tunes, en 3D, blindé niveau casting puisqu’en plus de compter Michelle Yeoh, Jay Chou, la toute mignonette Zhou Xun, Gordon Liu et, euh, David Carradine, True Legend voit un autre grand retour, celui de Chui Man Chuk, soit l’acteur du mythique The Blade de Tsui Hark ! Et tout ce beau monde de se réunir avec l’ambition de nous raconter la vie et l’œuvre de Su Can; créateur de la fameuse boxe de l’homme ivre ! Dit comme ça, le projet faisait furieusement envie et l’on avait tout de suite le réflexe de se remémorer avec quel succès Ronny Yu avait réussi Fearless, aux ambitions similaires. Et bien sans être une grosse lose, True Legend n’en demeure pas moins une authentique déception. N’en attendez surtout pas une bio (même romancé) car Yuen Woo Ping navigue constamment entre le Bis friqué – le bad guy a une armure en Or noir greffé dans la chair et les catcheurs ricains simiesque de fin valent leurs pesant de cacahouètes – et le grand mélo historique persistant a raconter la grande histoire a laquelle on ne croit jamais. Mis a part les défauts récurrents de nombres de productions actuelles (trop long, CGI de mauvaises qualités) Yuen déçoit véritablement dans nombres de combats filmés suivant les canons actuels, en plans serrés, empêchant aux chorégraphies élaborées par le clan Woo Ping de réellement décoller. Seul le duel dans le puits et ceux situés vers la fin, ou Chui Man Chuk devra affronter des catcheurs occidentaux, relève l’intérêt d’une œuvre narrativement mal agencé, bordélique, ou l’on oublie souvent les enjeux et qui peine a créer une  empathie envers ces personnages, en général sacrifiés – hélas pour le bad guy ultra charismatique – quand il ne sont pas alourdis par la médiocrité de l’interprétation (Chui Man Chuk y est exécrable) . Cela permettra de relativiser le talent de Yuen Woo Ping qui, avant toute chose, est un grand chorégraphe et un réalisateur somme toute modeste, sans vision artistiquement assez forte pour porter un tel projet a bout de bras et lui donner la cohérence et la fluidité qui lui font défaut. Plus modeste mais nettement plus réussit, Blades of Blood est un wu xia pian coréen retraçant le parcours vengeur d’un jeune homme, en quête du meurtrier de son père qui est a la tête d’un complot contre le pouvoir, au moment ou les japonnais décide d’envahir le pays. Situé dans ce contexte historique chaotique, Blades of Blood se pose comme une œuvre sympathique qui doit sa réussite a l’excellente caractérisation de ces protagonistes (dont un hommage non déguisé a Zatoïchi), son refus du manichéisme, une facture très correct laissant aux combats (pas si présents que ça) tout l’espace pour pleinement épanouir leurs sobres chorégraphie.  Très bon sur toute sa duré, Blades of Blood se vautre dans sa scène final, trop longue des quelques minutes, aboutissant a un étrange happy end plutôt mal venu. Dommage mais pas assez pour altérer le vrai plaisir de visionner ce qui reste un très bon film d’époque.

Mais LE gros morceau de cette édition fût évidement la projection du nouveau Tsui Hark, Détective Dee: Le mystère de la flamme fantôme. Ce n’est pas une veine expression de dire que le nouveau Tsui Hark était attendu au tournant, surtout depuis le décevant Seven Swords et un passage a vide artistique qui aura laissé ces plus grands fans sur le carreau. Sans pouvoir être classé aux cotés de ces plus grandes réussites, Détective Dee rassure quand a la santé de Tsui et laisse admiratif sur sa capacité a rebondir sur ces propres échecs. Revenant dans le giron du wu xia pian avec un succès largement supérieur a Seven Swords, Détective Dee se présente comme un mélange de genres ou se croise duels au sabres et thriller médiéval aux consonances fantastiques appuyés. Ce qui surprend de prime abord c’est la relative sagesse de la réalisation, là ou Tsui Hark nous avez par le passé habitués à de foudroyantes fulgurances visuelles. Clairement Détective Dee est un film a la réalisation plus modéré, délesté des digressions visuelles qui donnaient a certaines œuvres de Tsui Hark (les pires comme les meilleurs) cette forme virtuose génialement chaotique. Plus proche de The Lovers ou Shanghai Blues que de The Blade ou Time & Tide, Détective Dee est son œuvre la plus équilibré, sereine et surtout sa plus accessible au grand publique depuis The Lovers. Adapté des écrits de Robert Van Gulik – lui même inspiré par le Juge Ti (630 a 700 de notre ère), un personnage ayant réellement existé pendant la période T’ang particulièrement réputé pour sa capacité a délier les enquêtes les plus complexes – Détective Dee sonne pour Tsui Hark comme un retour vers ces premières amours, plus précisément vers sa première œuvre, Butterfly Murders, pour son inclinaison pour les intrigues a tiroir et une atmosphère qui navigue sans cesse entre fantastique, cruauté et mystère. Mais là ou Butterfly Murders était une œuvre de jeunesse passionnante mais chaotique, Détective Dee est l’écho d’un réalisateur ayant depuis longtemps passé le cap de sa maturité, lui permettant non seulement de rendre un hommage appuyé au cinéma de Chu Yuan, auquel Dee m’a constamment fait penser, mais également de revenir sur des figures piochées dans sa filmographie.

Comment ne pas penser à la très hiératique Lin Ching Hsia devant les personnages campées par la toute belle Li Bing Bing et la très charismatique Carina Lau, à la scène de combat situé dans la cité souterraine, équivalent lacustre à la scène des échelles de Il était une fois en Chine ou de celle du duel sous la pluie du même film, a Zu premier du nom dans l’apparition écarlate du moine mystérieux qui tend un piège a Dee, toujours dans la cité souterraine, ou la relation ambiguë qu’entretiennent Dee et Jing’er qui n’est pas sans rappeler le couple formé par Leslie Cheung et Joey Wong d’Histoires de fantômes chinois, lui même visuellement cité. Mais contrairement a d’autres réalisateurs (Carpenter et son Ghost of Mars pour ne pas le citer) l’accumulation d’auto-citation ne cannibalise jamais le métrage. Diluées dans la narration ces citations, quelles soient thématiques ou visuelles, lui offrent un cachet indéniablement rétro-HK 80/90′s malgré une facture on ne peut plus moderne. L’apparente sagesse de Détective Dee n’arrive pas a masquer la griffe de son maitre d’œuvre, que ce soit par ces cadrages sublimes, la fluidité de ces nombreux combats – chorégraphiés par Sammo Hung – ou même dans ces quelques «égarements», la scène de l’attaque des cerfs rendu boiteuse par la faute de CGI trop pauvres, un défaut chez d’autres mais depuis Green Snake ou Legend of Zu on sait que chez Tsui l’idée compte souvent plus que les moyens. Film de sabres soutenu par un scénario béton, Détective Dee est en outre un très bon film a suspense, l’intrigue n’y est jamais sacrifié au profits de ces excellentes scènes d’actions et reste passionnante tout du long grâce a l’habilité de Tsui Hark a créer une ambiance prenante de mystère basé sur l’ambiguïté des motivations des différents personnages et l’atmosphère fantastique du décorum. En bref Détective Dee c’est du lourd, a mater d’urgence (une suite, VITE) et un retour en force de Tsui Hark qui rend d’autant plus impatient que son prochain film signera ces retrouvailles avec Jet Lee !

J’en profite pour faire une bise (et pas sur le cul) a Adinaieros et Fabulous Fab avec j’ai passé un super festival, doublé par le désormais incontournable Off qui avait comme sélection cette année Semi-Pro, Réanimator, Orange County, Muertos de Risa, Tokyo Godfather, l’Éclair Noir et Délire Express. See you next time les gros !!!

les Hell trailers of course !!!

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7 Commentaires leave one →
  1. franck permalien
    27 mars 2011 18:20

    Très bonne chronique-rétrospctive de ce festival!
    Espérons que le Nifff 2011 soit encore meilleur…

  2. 28 mars 2011 00:18

    Tout pareil !

    C’est vrai que c’était un super fest :)
    vivement le prochain ! :)

    Bisou

  3. Duncan permalien
    17 avril 2011 21:40

    L’année prochaine, j’en suis mes poulets. Point d’élections au mois de mars donc no souci.
    En attendant, coming soon the NIFFF with the return of ze mad pan team

  4. ygrael permalien*
    18 avril 2011 15:04

    Yes ma couille, this is a terrific news \o/

  5. duncan mc leod permalien
    18 avril 2011 15:08

    End of the madnaute reign. Panini squad rules.

  6. ygrael permalien*
    18 avril 2011 22:33

    Heu …Yes we are the best !

    (et si on arrêtait l’anglais, j’arrive au bout de mon maigre bagage dans cette langue de barbare)

Rétroliens

  1. Polar HK, Kappa en furie et ciné japonais « AsiaFilm.FR

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